Colette Astier dite Gabrielle Althen
25_poesie
Jour trop nu, le vide de l’éclat demande à la passante de le réinventer. Elle regrette la couleur et pleurniche, ignorant que le défaut est une main parfois de la surabondance.
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BUCOLIQUE ?
Endroit et temps parfaits, brise, fleurs, lignes de monts exquises, partage délicat de la brume, absolu non absent, dissimulé à peine, organique peut-être, et je me dépayse.
Et mon cœur tâtonnant d’éprouver que le manque lui manque.
J’offre alors ma surprise au premier contradicteur venu et nous nous en retournons à la parcimonie pleureuse de nos chambres.
Le printemps en frémit.
Honte sur tout cela ? Non ! De folles mains, comme des fleurs sans racines, traversent la clarté. Passent des sourires, le ciel est lisse et, de nouveau, ce vent qui parle à mes cheveux.
(Extraits de La Fête invisible, Gallimard, 2021)

